La promenade dans le parc - Séfanie Racine

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La promenade dans le parc

La promenade dans le parc - Séfanie Racine

Nous sommes sortis quelques minutes pour aller à l’épicerie aujourd’hui. Il faisait tellement beau ! Et heureusement, la température n’était pas trop chaude non plus, et le facteur d’humidité n’était pas trop fort. Somme toute, c’était une journée agréable pour se promener à l’extérieur.

Mais, malheureusement, mon ami ne voulait pas rester dehors trop longtemps. Il ne voulait rien de plus que d’entrer dans l’épicerie pour faire ses achats, et en ressortir le plus rapidement possible. Ça me décevait de voir qu’il n’avait pas envie de faire rien de plus que de rester à la maison pour pitonner sur son ordinateur. Je voulais tellement faire quelque chose avec lui pendant que j’étais là. On aurait pu aller voir un film, aller à un restaurant, ou se balader dans un parc quelconque, ou dans le Vieux-Montréal. Mais lui, il ne voulait pas.

Bon, j’ai évité les taches solaires et les coups de soleil, mais j’aurais pu me couvrir de crème solaire aussi pour me protéger. Ça n’aurait pas été un problème du tout ! J’avoue que sortir m’aurait fait le plus grand bien. Je reste trop à l’intérieur moi-même et j’aime me dégourdir les jambes une fois de temps à autre. Et puisqu’on ne se voit pas souvent, ça aurait été plaisant de faire un peu d’exercice avec mon ami, au lieu de rester assis sur son sofa dans son salon. On devait aller dans un café-restaurant pour se servir de l’Internet, et on n’a même pas fait ça. C’est dommage.

Peut-être que je pourrai le convaincre de sortir, et de faire quelque chose avec moi, la prochaine fois. Je pense qu’il était déçu et aurait espéré avoir une chance de sortir avec moi. Puisque je suis végane, je ne veux pas un homme dans ma vie qui ne l’est pas, et il s’en est rendu compte seulement à la fin de la journée. Il me trouve radicale, ce qui est vrai, mais il le savait avant de me rencontrer la première fois. Que ça ne lui est seulement venu à l’idée, qu’hier après-midi, que je ne niaise pas quand je dis que j’exige avoir un copain qui est comme moi, me surprend vraiment. Je pensais qu’il l’aurait compris il y a longtemps. Mais, j’avais tort. Il ne faut jamais supposer que les autres comprennent tout ce qu’on dit.

La journée s’est donc terminée trop tôt à mon goût. J’ai quitté et j’ai embarqué avec d’autres amis pour retourner à la maison. Peut-être qu’on va se revoir, mais peut-être que non.