L’anorexie, une maladie psychique - Séfanie Racine

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L’anorexie, une maladie psychique

L’anorexie, une maladie psychique - Séfanie Racine

J’avais 20 ans, quand mon aversion pour la nourriture est apparue. J’étais une jeune femme dynamique qui refusait catégoriquement de se nourrir. Les symptômes de l’anorexie apparaissaient progressivement. C’était en partie à cause de mon hobby. Dans mes temps libres, je suis mannequin. Je me souciais tellement de ma taille, que je n’avais jamais d’appétit. Les castings sont intransigeants, si les mensurations d’une fille sont supérieures à la normale, elle n’est pas choisie, l’équation était simple. Alors, j’ai suivi un régime, je ne mangeais que très peu d’aliments. Si auparavant, j’aimais bien prendre de petits encas, de temps à autre, à cet âge, j’estimais plus mon passe-temps. Alors, j‘avais fait beaucoup d’efforts, j‘ai suivi un régime, et j’avais réussi à garder ma silhouette fine. Le résultat était plus satisfaisant que je l’imaginais, j’étais très fière de mes exploits. J’avais le corps parfait, pour les castings tout marchait comme sur des roulettes, j’étais vraiment heureuse. Au fur et à mesure que le temps passait, j’avais du mal à me sentir bien dans ma peau. Avec mon horaire chargé, j’avais de moins en moins du temps pour manger. Je faisais des séances photos par ci et par là. Je ne pouvais même pas me libérer plus de cinq minutes. Les jours passaient sans que je m’aperçoive que je restais à jeun, jusqu’au jour où je perdis le contrôle.

Le manque de temps, moyen de privation de nourriture

C’était mon copain qui me forçait à avaler quelque chose. Or, lui, il n’habitait pas avec moi, car il travaillait dans le remplacement toiture varennes. Je n‘arrivais à manger qu’un yaourt, qu’au bout de trois jours de jeun. Dès que j’essayais de forcer, je me faisais vomir systématiquement. C’était le seul moyen pour moi de me sentir à l’aise. Malgré le fait, qu’en me regardant dans le miroir, j‘étais vraiment horrifiée de voir ma tête, je ne pouvais vraiment pas me résoudre à mettre quelque chose dans mon ventre. Tout mon corps, jusqu’au plus profond de moi-même, refoulait cette idée. Je me demandais comment en étais-je arrivée là. Je sautais toujours les repas, chaque matin, c’était toujours la même routine. Mon créneau horaire ne me permit pas d’avaler une seule bouchée du déjeuner. Je passais d’un casting à l’autre, l’heure passait tellement vite. Le soir, j’étais souvent au summum de l’épuisement, que je dormais dès que je m’affalais sur mon lit. C’était mon quotidien. Le pire, c’est que je n’avais jamais faim. Il a fallu qu’un soir, mon copain me traîne de force à l’hôpital, pour que je m’en rende compte que j’ai vraiment dépassé les bornes. Apparemment, j’avais du mal à tenir debout. J’ai dû suivre une thérapie pour m’en sortir, et mon compagnon était celui qui me soutenait dans chaque étape. J’apprenais doucement à reprendre goût à la vie.