Le retour de Bertrand - Séfanie Racine

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Le retour de Bertrand

Le retour de Bertrand - Séfanie Racine

Partie de la demeure de mes parents depuis peu de temps, j’avais emménagé en colocation avec quelques amies, et nous suivions nos études. En lisant un article dans un journal féminin, sur Internet, je découvris que la machine à laver le linge devait être nettoyée à fond régulièrement. Je connaissais le principe de la vidange, que j’avais déjà faite plusieurs fois. La charge de l’entretien du lave-linge m’était dévolue. Comme j’étais partie dans un grand nettoyage de printemps, je me mis à nettoyer soigneusement cette machine. Je commençais par enlever le bac où la lessive est mise. Je le rinçais à l’eau tiède, puis j’essuyais avec un chiffon, légèrement imbibé de vinaigre. Ce produit totalement naturel détartre et désinfecte. Pour détartrer le lave-linge en profondeur, je lus que cinq à dix cuillerées d’acide citrique devaient être utilisés en faisant tourner la machine, vide, à la température la plus élevée.

J’en étais là de mon nettoyage en profondeur, quand mon téléphone sonna. Un ami, Bertrand, me demandait de mes nouvelles. Il serait de passage en ville, ce qui était rare, car il devait rencontrer un expert Adwords. Je l’invitais à venir me retrouver dans deux heures dans un petit restaurant, pas très loin de chez moi. Je souhaitais terminer ce que je faisais. Une sonnerie me signala qu’un message m’était parvenu. Je me précipitais pour le lire, tout en souhaitant ne plus être interrompue. Je n’avais pas encore lancé le lave-linge et l’acide citrique était encore dans le bac de lavage. Le message était de Sabine, une de mes colocataires, qui me prévenait qu’elle viendrait accompagnée de son ami, ce soir. Dans ce cas, nous trouvions, Héléna, l’autre colocataire, et moi, une raison pour déserter l’appartement et les laisser en amoureux.

Je parvins à lancer le lave-linge et je me préparais à sortir. Je pris une douche, bien méritée, car je m’étais affairée dans tous les sens, et je mis des vêtements plus adaptés que ceux que je portais avant. J’avais gardé une chemise de mon père, de grande taille, dans laquelle je traînais ou je faisais le ménage. Je porte un caleçon long, jaune paille, en dessous et le style que cela me donne est plus proche de celui d’une folle échappée de l’asile que de celui d’une jeune femme aimant la mode. Je mis des talons compensés en cuir marron, une jupe blanche à volants et un petit haut en dentelle, blanc, lui aussi. J’étais prête à sortir.