Un séjour inoubliable en famille - Séfanie Racine

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Un séjour inoubliable en famille

Un séjour inoubliable en famille - Séfanie Racine

J’avais pris des vacances pour partager avec ma famille quelques moments agréables. Nous étions tous les quatre, ma mère, mon père, ma sœur et moi. Le planificateur financier de mes parents, leur avait assuré qu’il s’occuperait des transactions en cours pendant leur absence. Dans les souvenirs de ma mère, nous avions passé des vacances formidables dans cette maison, dix ans auparavant. En route, elle nous décrivait une foule de petits détails de ce qu’elle appelait « le petit coin de paradis » : la commode ancienne en bois avec des sculptures rococos qui était dans sa chambre, les adorables tasses, dont elle pensait qu’elles étaient d’une excellente facture, de la porcelaine anglaise d’après-elle, le linge de maison, brodé et, pour finir, la table de la salle à manger. Elle nous la décrivait immense, avec un tiroir de chaque côté, en bois massif. Elle se remémorait les bons repas que nous avions partagé la dernière fois que nous étions venus. Comme j’avais onze ans à notre dernier séjour dans cet endroit, je ne pouvais qu’acquiescer. Mes propres souvenirs n’étaient pas assez précis, et je savais que ma sœur avait aussi oublié.

Ma sœur ne parla pas de tout le trajet, tout comme mon père. Ils sont assez peu expressifs, et les discours incessants de ma mère, les avaient assommés. Pour moi, j’avais l’excuse idéale pour ne pas avoir à lui répondre, puisque j’étais la conductrice. Avant de partir, mon père nous avait prévenues : nous partions ensemble en vacances pour le plaisir de toute la famille, certes, mais surtout pour celui de ma mère. Elle avait été malade récemment, une grippe qu’elle avait traînée tout l’hiver, et elle avait besoin de repos et d’attention.

Nous nous approchions de la maison, et le soir tombait. Je songeais qu’une petite flambée dans la cheminée serait la bienvenue en arrivant. J’espérais que les propriétaires nous avaient prévu quelques bûches. Après un labyrinthe de petites routes, la maison fut en vue. Isolée dans la forêt, elle était magnifique. Le coucher du soleil teintait de rouge le ciel, donnant au lieu un aspect presque surnaturel. Un lac de montagne s’étendait en face. Les reflets rougeoyants du crépuscule miroitaient sur sa surface. Une grande terrasse couverte entourait la maison. Une lampe extérieure avait été allumée. Le charme qui se dégageait de ce tableau m’hypnotisa. En sortant de la voiture, nous étions tous joyeux. Nous avons passé un séjour inoubliable et nous avons tous souvent remercié ma mère pour sa merveilleuse idée.